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Les vacances d’hiver approchent et quelques petits chanceux se préparent à goûter aux joies de la neige. Pourtant avec leur petit As qui ne supporte même pas un pull, pour certains parents, le séjour à la montagne peut vite tourner à la catastrophe.
Impossible d’enfiler la combinaison du loustic ? Toute l’organisation s’écroule : cours, forfaits, petit chocolat chaud sur les pistes et sorties au grand air risquent de se terminer enfermés entre 4 murs bardés de jolies planches trouées d’un petit cœur pittoresque. Quel ironie !
Voici donc la méthode qui a fait ses preuves l’an passé avec notre petite deuxième, plus qu’intolérante au port des vêtements car notre miss a un TIS ! Malgré une météo peu clémente l’an passé, elle a tout de même réussi (enfiiin !) à expérimenter la glisse à ski… et nous aussi !
Je vous donne donc notre méthode « maison » en trois étapes, en espérant qu’elle fasse également ses preuves chez vous !
Du fait de ses troubles sensoriels, votre enfant a du mal à expérimenter son environnement comme le ferait n’importe quel enfant. Parfois des étapes cruciales dans ses apprentissages se retrouvent peu investies par peur ou par appréhension. Qui se lancerait dans l’escalade d’une cage à écureuil s’il avait constamment l’impression que le sol se dérobe sous ses pieds ? Qui irait spontanément jouer dehors s’il fallait mettre un pull piquant comme de la peau d’oursin ? Qui voudrait monter sur une balançoire alors que celle-ci se balance comme un galion en pleine tempête ? Personne…
Votre enfant, s’il est porteur d’un trouble sensoriel a certainement pris l’habitude de jouer à l’anguille en favorisant les activités qui ne lui posent pas ou peu de problèmes sensoriels. Cependant, ces domaines non investis, bien malgré lui, ont une répercussion dans son développement moteur, social mais aussi scolaire.
Il ne lui échappe pas qu’il n’a pas la possibilité d’agir aisément comme ses petits camarades à certaines activités.
Il n’oublie pas non plus les petites réflexions d’incompréhensions des petits comme des grands qui jalonnent ses journées. Il connait aussi la joie …et la tristesse de ne pas être choisi pour certaines pratiques sportives collectives.
Un parcours fragmenté, en caléidoscope, où il n’est pas toujours facile de trouver sa place. Ces compromis quotidiens fragilisent l’estime de soi et sont facteurs d’anxiété pour votre enfant.
Votre intervention va s’élaborer autour d’un travail de compensation qui va permettre à votre enfant de se sentir valorisé et sécurisé là où il en a besoin. Voici quelques petites astuces que vous pouvez entreprendre quotidiennement :
Si votre petit As ne supporte pas d’être serré à la taille, l’ensemble une pièce sera toutefois certainement mieux toléré. Bref, faites des essais.
Une fois, le vêtement choisi soit vous pouvez vous le faire prêter, soit vous essayez de trouver quasiment le même. Dans ce cas, restez vigilant à tout ce qui a pu poser problème (élastiques aux poignets, matière, doublure, ceinture, bretelles non-amovibles, etc.). Si votre enfant arrive à l’enfiler et à tenir une minute sans le retirer, vous êtes sur la bonne voie.
A présent vous allez réaliser une série de pictogrammes qui vont vous permettre de cadrer chaque étape en aidant votre enfant à prévisualiser l’action demandée. Trouvez des images ou faites des photos de chaque vêtement (gants, bonnet, casque, collant, pantalon, cache-col, etc.). Imprimez également les pictogrammes d’action de la planche suivante :
Pour chaque session, vous pourrez ensuite aligner :
Faites la valise de votre enfant avec lui. Mettez dedans tous ses vêtements chauds les mieux tolérés. Faites-le participer et énoncer ce qu’il préfère emporter. Mettez les renforçateurs ensemble dans la valise (coloriage, dessin animé préféré, gommettes, etc.).
Le combo gagnant chez nous : moufles à la place des gants, collants en maille polaire (il y en a chez Carr*f**r), tee-shirt thermolactyl force 5 pour éviter les multiples superpositions de vêtements et la combinaison d’occasion… sans oublier les autocollants. Le must : le petit chauffage ventilé d’appoint qui rend l’habillage plus facile (et qui a fini couvert de gommettes).
Commencez par faire une activité que l’enfant a apprécié avec sa combinaison lors des sessions d’entrainement avant la première sortie en montagne (par ex. salopette/galipettes ou blouson/fanfaron ou accessoires/tintamarre, etc.).
L’habituation semble se faire ? Emmenez votre enfant faire une activité de montagne qui l’enthousiasme particulièrement (prendre le téléphérique, aller faire un bonhomme de neige, faire une bataille de boule de neige, faire un documentaire photo dans la neige, faire de la luge, etc.). Et je le rappelle : sans skis et sans chaussures de ski. Sélectionner les activités qui plairont réellement à votre enfant et laissez-lui faire le choix parmi trois propositions sous forme de pictogrammes. Évitez les images et photos qui seraient trop détaillées et pourraient compromettre l’activité en elle-même (téléphérique de la mauvaise couleur… Gloups !).
Arrangez-vous pour que votre enfant passe un moment réellement plaisant.
Dès que vous sentez que ça devient trop difficile pour lui, arrêtez tout et emmenez-le au calme prendre un bon goûter ou faire une activité posée dans un environnement confortable où il peut retirer sa combinaison.
Si vous en avez la possibilité, faites imprimer une photo de lui en combinaison de ski pendant son activité du jour : à côté de son bonhomme de neige, dans le téléphérique, etc. Donnez-lui ou affichez-la au mur au-dessus de son lit si l’idée lui plaît.
Offrez-lui une gratification adaptée aux efforts que votre enfant a dû faire aujourd’hui (goûter exceptionnel, histoire, jeu, dessin-animé, coloriage, etc.) en l’accompagnant de gratifications sociales. Énumérez les moments heureux et dites-lui à quel point vous êtes fier de lui. Ne revenez pas sur ce qui s’est mal passé.
Si la sortie a échoué, félicitez-le aussi pour les efforts qu’il a fait et expliquez lui que vous le comprenez. Si vous avez une anecdote d’enfance qui raconte une de vos difficultés : dites lui ce qui vous est arrivé avec malice. Les enfants en général raffolent de ce genre d’histoire. Vous, le parent si fort, qui savez en apparence presque tout faire, vous avez aussi rencontré des difficultés ! Quel soulagement ! Analysez ce qui n’a pas fonctionné aujourd’hui avec votre enfant et pourquoi, puis retentez la même expérience le lendemain en l’améliorant (par ex. chauffer les gants préalablement, remplacer les chaussettes par un collant, etc.).
Préalablement, et si vous souhaitez skier un peu, ayez prévu un plan B, vous serez plus serein et plus confiant. Certains clubs accueillent les enfants avec ou sans cours de ski. Si vous avez payé des cours de ski avec club, assurez-vous que vous puissiez rétrograder sur la formule sans ski. Informez les membres de l’équipe des difficultés de votre enfant et préparez-leur une tenue ordinaire que vous mettrez dans le sac de votre champion.
Votre enfant est parti avec le groupe ? Applaudissez-vous !
Récompensez votre enfant à la fin de son cours quoiqu’il se soit passé. Applaudissez, consolez si nécessaire. Et surtout, prévoyez pour la dernière partie de la journée une activité que votre enfant adore si le ski ça n’est pas sa tasse de thé ! Un petit tour à la piscine par exemple est souvent bien agréable après quelques heures sur les pistes.
Si tout s’est à peu près bien passé, appliquez le même programme jusqu’au bout… ou repliez-vous sur la garderie simple.
A la fin du séjour si votre enfant est allé au club tous les jours donnez lui la « SUPER » récompense. S’il a skié un ou plusieurs jours, alors il aura plutôt mérité la « MEGA » récompense. Ne lui dites pas à l’avance combien de jours il doit skier. Dites-lui simplement : QUAND on skie, on gagne la « MEGA » récompense (le contrat est bien rempli) … et pour les petits persévérant en général une médaille de ski vient récompenser tous ces beaux efforts ! 😉
Un cadeau à la fin de la semaine ? N’est-ce point une sorte de marchandage me diront certains ? Si vous ne dites pas « Si » mais « Quand », vous n’achetez pas votre enfant, vous récompensez un véritable effort.
Pour les parents les plus récalcitrants, n’oubliez pas qu’un renforçateur efficace peut sauver votre semaine. Après un tel investissement en préparation, achat de matériel, cours et autres obligations, le passage à la machine à capsules (vous savez celle où l’on met une petite pièce de 1 ou 2€ en échange d’un jouet surprise et qui en l’occurrence était devenue le renforçateur puissant de notre fille après chaque cours de ski) ne me semblait plus si diabolique que ça…
A savoir : Certaines stations de ski proposent des cours de ski en petits groupes (6 à 8 enfants maximum) parfois pour un prix plus raisonnable que les traditionnels cours à 12 enfants notamment lorsqu’ils se déroulent sur le temps de midi (11h45 – 13h45). Ces groupes allégés permettent souvent aux plus petits de participer d’avantage et aux plus grands de mieux suivre. C’est la plupart du temps une bonne alternative quand on a un enfant fatigable, rêveur ou un brin singulier. Faites un bon brunch avant le départ et mettez un petit encas dans la poche, votre enfant skiera dans de meilleures conditions aux heures les plus chaudes.
Si votre enfant a un trouble relativement important (TDAH, autisme, TIS, etc.), et même s’il est susceptible de ne pas le montrer car il a appris à le gérer, prévenez toujours l’équipe encadrante. Votre enfant se verra attribuer le moniteur ou la monitrice le/la plus à même de l’aider !
Bon courage et bonnes vacances à tous !
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4 réflexions sur “Troubles sensoriels : les trois étapes pour accepter la combinaison de ski”
Mon fils porte qu’un seul pantalon depuis Noel. Il évite complètement l’essai de nouveau pantalon. Je vais m’inspirer de votre article pour tenter de faire évoluer les choses. Merci infiniement !!
Bonjour Janie,
Je ne sais pas quel âge a votre fils mais les troubles de l’intégration sensorielle peuvent s’atténuer avec le temps. Le livre Les enfants atteints de troubles multiples traite de ce sujet sur un chapitre. Ma fille de 8 ans supporte ses vêtements de mieux en mieux. Gardez courage !
Bien à vous,
Séverine
Merci beaucoup pour cet article ! Nous n’étions pas prêts cette année pour mon fils TSA/TDA de 7 ans mais j’aimerais vraiment bien qu’il puisse tester le ski aussi alors j’essaierai de nous préparer bien à l’avance !! J’avoue que c’est vraiment beaucoup d’efforts et d’anticipation, pas une partie de plaisir mais cela doit tellement valoir le coup !
Merci Marina,
Oui cela demande beaucoup d’efforts mais c’était un véritable bonheur de voir ma fille profiter des plaisirs de la neige 🙂
J’espère que cela aidera également votre fils l’an prochain !